Musique

Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 10:42
Par Alex & Greg - Publié dans : Musique
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Jeudi 6 avril 2006 4 06 /04 /Avr /2006 15:12

Madonna à Bercy, c'est toujours un évènement. A l'origine deux dates sont prévues, les 27 et 28 Août, et la mise en vente se fait à partir d'aujourd'hui 9 heures du matin. Tout est bien rodé certes, malgré les tarifs (de 70 euros en fosse à 180 euros en première catégorie...), les fans l'attendent et se lèvent donc tôt ce matin pour le départ du marathon, j'ai nommé la recherche de place désespérément.

 

A chacun sa technique; certains téméraires se déplacent directement en magasin, d'autres overbookés demandent qui peut leur prendre une place en promettant des compensations en échange (je ne veux pas en connaître la nature...!), enfin, les plus organisés et les moins patients se connectent dès 8h50 sur les sites de vente de places sur le net. Personnellement, je fais parti de la troisième espèce car cette technique avait bien porté ses fruits pour trouver de bonnes places pour le concert de Mylène Farmer en Janvier dernier. J'y étais donc, devant mon ordinateur, arrivé plus tôt au boulot pour l'occasion ! J'ouvre fnac.com, merde, ca marche pas, au bout de 10 minutes la page spectacle n'est toujours pas chargée... Tickenet, n'en parlons pas, une page de présentation me préviens que le site est saturé et inaccessible. De mieux en mieux... France Billet ? Comme la fnac, c'est long mais la page arrive.... Ahh !

 

Ohhhh.... Les 27 et 28 Août s'affichent, mais les deux dates sont temporairement indisponibles !!!! A 9h10 !!!! J'actualise, j'actualise, j'ouvre à tour de rôle mes 3 onglets, j'actualise, rien, rien ,rien !!! Je suis un peu sur les nerfs, je bosse entre trois actualisations. Vers 10h, nouvelle date le 30 Août mais à peine apparue, elle est déjà temporairement indisponible également ! Génial, je repars à ma petite séance d'ouverture d'onglets et d'actualisations. Ahhhhh, les tarifs s'affichent pour le 30/08, j'y suis presque, je selectionne un tarif intermédiaire, poursuivre, et rien, votre demande n'a pu aboutir.....! J'hallucine. Je continue mes tentatives pour retomber sur la même page en vain. Au bout de 15 minutes, il doit être environ 11 heures, je retombe sur les tarifs, redemande deux places, en première catégorie cette fois-ci (on mangera plus de conserves ce mois-ci...), mes numéros de places s'affichent, elles sont à l'autre bout de Bercy pour 180 euros !!!!!!!!!! Non, là ca va pas le faire, je veux bien que Londres soit une ville chère, que le Bottox soit en pleine inflation et qu'élever une fashion victim miniature coûte cher à la Madone, mais là je me retiens, y'a pas moyen de débourser 360 euros pour la regarder avec des jumelles et la confondre avec un rideau ou un boa....

 

J'abandonne mes places et pars manger, j'ai rien foutu de la matinée.... Je reviens à 14h, nouvelle date le 21/08, même topo.... je garde, au cas où, mes onglets dispos mais j'y crois plus trop, tant pis. En même temps je l'ai déja vu en 1992 pour le Girlie Show, c'est juste un peu dommage pour Alex qui n'aura pas l'occasion de voir comment elle chante faux en live... Je plaisante (à moitié) !!! Oui, pour le show, ca vaudra sûrement le coup. Enfin si vous aussi vous n'avez pas trouvé de place, pour 180 euros par personne vous pouvez  encore voir Pauline Croze à l'Olympia le 08/06 (30 euros), Emilie Simon à l'Olympia le 19/09 (37,40 euros), Olivia Ruiz au Bataclan le 10/04 (25,30 euros), Vincent Delerm à la Cigale le 21/11 (29,70 euros), Anaïs à l'Olympia le 09/11 (29,15 euros) et Claire Diterzi à la Cité de la Musique le 29/04 (24,20 euros). Si ceux qui sont rares sont chers, les autres n'en sont pas moins à découvrir également. Vive les cheap shows !

 

Par Greg - Publié dans : Musique
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 /03 /Mars /2006 14:47

 

Il y a quelque chose d'Emilie Simon chez Claire Diterzi ; une forte influence électro, une voix utilisée comme un instrument et des mélodies aériennes ; Il y a également de l'audace  à mélanger chant lyrique et paroles libertines. Il y a surtout du talent et de la subtilité à nous plonger dans cet univers émotionnel enivrant aux sons limpides et refrains entêtants, que l'on ne peut s'empêcher de fredonner en boucle. Ca tombe bien, Boucle, c'est le titre du premier album solo de cette jeune femme de 35 ans qui n'a pas finit d'attirer les éloges.

 

Après des années d'appartenance à un groupe de rock alternatif et des collaborations artistiques avec la compagnie de danse Découflé, Claire Diterzi vole désormais de ses propres ailes et profite pleinement de cette liberté retrouvée. Elle joue de la guitare, compose ses morceaux, enregistre les choeurs et signe la plupart de ses paroles. Et même si sur cette dernière fonction le bas blesse souvent par trop de dépouillement, on n'en reste pas moins admiratifs devant tant de pluralité et de maîtrise sur sa musique. Claire Diterzi nous livre avec franchise un bel opus tiré par des titres phares tels que T.O.C., Infidèle et Je me souviens de la neige aux  influences diverses et internationales; On pense tout à tour à l'Islande de Bjork, à l'Orient des Mille et une nuits et aux chanteuses de pop asiatiques à la voix suraiguë. On découvre également des thèmes et des situations rarement explicités par nos chansons francophones.

 

De par son expérience personnelle de femme combinée avec celle de chanteuse ayant pas mal roulé sa bosse, Claire se permet à présent de se dénuder et de s'affranchir des conventions. Et si les derniers titres sont un peu trop cacophoniques, on n'en oublie pas moins que la musique reste un espace de liberté et qu'un album est une de ses interprétations. Je ne suis peut être qu'au début de ce voyage pour en saisir la boucle, je vous y invite pourtant déjà...

 

Next Stops : le 3 Avril  au Triptyque (Paris) et  le 5 Avril 2006, à l'Européen complet (Paris)

Bientôt dans la radio

Par Greg - Publié dans : Musique
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Dimanche 26 février 2006 7 26 /02 /Fév /2006 18:55


Avec Mylène Farmer et Olivia Ruiz, notre série de concerts de 2006 commençait très fort. C’est donc avec impatience et un peu d’appréhension que nous attendions celui de Thomas Fersen à l’Olympia, d’autant plus qu’il nous avait déjà ravis à la Cigale lors de sa précédente tournée. C’est sans compter sur son grand talent de scène et de réorchestration, que nous nous inquiétions, le grand Thomas était au rendez-vous et le public le lui a bien rendu.

 

 

 

20h30, Alex me demande quelle est la première partie (il y a deux ans c’était la pimpante Jeanne Cherhal, encore inconnue, qui ouvrait le bal), je lui réponds alors que j’ai lu sur un site internet que c’était un groupe inconnu, « les Red Legs ». Quelle surprise n’avons-nous donc pas eue en voyant le petit minois de Jeanne Cherhal débarqué, accompagnée de JP Nataf. De rouge vêtus, guitare à la main, il revisitent des classiques : Kate Bush, Souchon, Brel et quelques autres. Pleines d’humour, réactualisées et légèrement revisitées, ces chansons sont reprises et applaudies par le public qui partagent la connivence des deux artistes (et clairement amis). Après cette première partie bien sympathique par sa dérision et sa justesse, le tension remonte néanmoins car le grand rideau rouge reste impénétrable. 21h, il s’ouvre sur une scène voilée, Fersen démarre caché sur les premières notes de Hyacinthe. Le voile tombe sur un pavillon des fous (titre de son dernier album) recrée. Le chanteur et les musiciens portent complets noirs et chapeaux melons ; A mi chemin entre Orange Mécanique et un clip noir et blanc des années 70, l’ambiance s’installe tranquillement mais sûrement.

 

 

 

Au delà de la simple interprétation de ses titres, Thomas Fersen surprend par sa capacité à révéler ses morceaux sur scène. Les intro sont impeccables, la musique emplit la salle (comme la lumière qui donne un ton différent à chaque chanson) et les solos des musiciens sont impressionnants. Qu’ils soient nouveaux ou plus anciens, ses textes sont connus de tous et les tubes s’enchaînent. Dans le désordre : Deux pieds, La Chauve-souris, Le Chat botté, Monsieur, Zaza, Les Cravates, Bucéphale… Il y a forcément les incontournables et toutes les autres qui sont en passe de le devenir ; Le petit papillon de nuit au destin tragique, Pégase, en tête ! On retrouve les thèmes qui lui sont chers, les scènes de la vie courante et la vie des tronches qui en tiennent une couche, son animalerie est déplacée (chien, cheval, moustique, lion et son très bel Iguanodon) et son regard se pose toujours, tantôt avec tendresse tantôt plus virulent, sur un monde qui semble tourné un peu trop vite pour lui. Cependant, c’est avec talent, désinvolture et beaucoup d’écoute que celui que tout le monde appelle par son prénom, Thomas, réalise un nouveau succès unanime dans une salle où plusieurs nous ont déjà déçus (Juliette, on t’aime, mais la dernière fois ce n’était pas ça…). Aller voir un concert comme cela, c’est un peu retrouver une famille, ses nouvelles aventures et ses histoires que l’on entend à chaque fois, que l’on connaît par cœur et qu’on ne se lasse pourtant pas d’écouter !

Par Greg - Publié dans : Musique
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Mercredi 22 février 2006 3 22 /02 /Fév /2006 12:08
A la Rock School Barbey de Bordeaux





Nous avons profiter de notre petit séjour à Bordeaux, pour aller applaudir Olivia Ruiz sur scène. Et on peut dire que ce petit bout de femme assure vraiment comme une grande! En mettant le concert de Mylène Farmer à Bercy de côté, il faut avouer qu'Olivia Ruiz ouvre en fanfare la série de concerts que nous verrons cette année et qu'elle met la barre assez haut. Les suivants auront intérêt à suivre!!!

Pourtant tout ne commençait pas bien: trois quart d'heure d'attente dans la nuit froide; David Solinas en première partie, bien brave car il devait chanter pendant que la salle se remplissait mais franchement anecdotique (il fallait le voir reprendre, ou plutôt massacrer, une chanson de Thomas Fersen que toute la salle connaissait par coeur). Mais heureusement pour lui, les gens étaient aimables et ont gentiment joué le jeu. Et puis on ne pouvait pas vraiment l'écouter, tout occupés que nous étions à nous frayer un chemin parmi la foule compacte jusqu'à gagner un petit coin de paradis, en hauteur et face à la scène. Ouf! toutes nos frayeurs se sont envolées à cet instant, nous ne pouvions pas être mieux placés.

Enfin Olivia Ruiz arrive, bottes blanches et petite robe rose très sixities. Le Tango du qui marque un début de concert qui va se révéler fidèle à l'atmosphère de ses deux albums. Les morceaux sont tous réorchestrés et parfois même grandement améliorés par rapport à l'album. Olivia Ruiz a de l'énergie à revendre et cela fait du bien. Quijote et Goûtez moi explosent littéralement et donne envie de danser. La guitare électrique fait des merveilles, la batterie est vigoureuse et, saupoudrée de cuivres et de notes d'accordéon, la musique est emballante et entraîne avec elle un public au diapason qui reprend avec plaisir J'aime pas l'amour, La Femme Chocolat et J'traine des pieds. On l'attendait au tournant et, malgré une intro un peu longuette, Olivia Ruiz offre une version concert de Vitrier vraiment séduisante.

Côté voix, aucun souci! Elle assure vraiment et impressionne même tant elle se dépense sur scène. Elle sait surprendre aussi en reprenant My heart belongs to daddy immortalisé par Marilyn Monroe et L'escalier de Los Carayos. A l'écoute de son public, prompte à réagir, souvent avec humour, au moindre son ou mouvement dans le public, Olivia s'offre généreusement à des spectateurs finalement conquis. Son aisance sur scène et sa maîtrise sont tout à fait impressionnantes, surtout quand on sait qu'elle n'a que 26 ans. De là à dire qu'Olivia Ruiz a tout d'une grande. Mais ça, ça s'appelle enfoncer des portes ouvertes!
Par Alex - Publié dans : Musique
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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /Fév /2006 14:27

NO COMMENT ...

Vous pouvez écouter Borderline et 78.2008 dans la radioblog

"Bienvenue dans l'Empire du Trois-Quart de Nawak total!!!!" Voilà ce que je me suis dit à la première écoute de Robots après tout du trublion Katerine, tant cet album (le seul que je possède - je dis ça car certains doivent le savoir depuis longtemps) part dans toutes les directions avec des allures d'OVNI bourré. Néanmoins je ne remercierai jamais assez Greg de me l'avoir offert après avoir entendu plusieurs fois Louxor J'adore diffusé actuellement sur Radio Néo [95.2 à Paris uniquement - on va vous le répétez combien de fois?]

Certains voient dans Katerine un génie tandis que d'autres parlent de lui comme du futur du son pop-rock. Moi, j'entends une musique que je trouve vraiment excellente et des paroles moins stupides qu'il y paraît. Robots après tout parle en effet de la déshumanisation des êtres mais sans pour autant se prendre au sérieux. Très loin de là!

Les morceaux qui m'ont le plus marqués ont été dans un premier temps les très énergiques Borderline et Louxor J'adore. La première chanson déroule l'emploi du temps hyper-chargé que doit se taper l'homme moderne tandis que la deuxième ironise dur l'effet troupeau des gens amassés sur les pistes de danse en boîte de nuit et sur les "dangers" qui pourraient frapper celui qui s'amuserait soudain à "couper le son". La chanson 100% V.I.P. un peu dans le même registre et sur un rythme très funky-groovy s'attaque aux personnes qui s'incrustent dans les carrés V.I.P.

D'autres chansons se révèlent être de véritables petits bijoux. Tels sont Numéros, dans laquelle Katerine livre son identité, ses "clefs", sous la forme d'un numéro de sécurité sociale et 78.2008, ma chouchoute, qui exposent la vision que nourrit, en 1978, l'enfant Katerine sur l'année 2008. Cette dernière est vraiment très jolie et la musique m'a curieusement rappelé les génériques de dessin animé de quand j'était petit.

L'importance des groupes et les effet de masse sont écorchés dans Entre Humains et Après moi, tandis que Le 20.04.2005 Katerine relate une rencontre avec Marine Le Pen qui vire au cauchemar absolu...

Mais bon... C'est bien beau de parler de cet album mais il est quasiment impossible de formaliser ce qu'il contient. Il faut vraiment l'écouter, mais l'écouter vraiment alors, pour en découvrir toutes les richesses. J'adore...
Par Alex - Publié dans : Musique
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Vendredi 10 février 2006 5 10 /02 /Fév /2006 11:16

 

Si vous ne connaissez pas encore cet artiste, vous n'allez pas tarder à en entendre parler. Da Silva est le nouveau chanteur protégé du label Tôt ou Tard  (après Thomas Fersen, Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et très prochainement Agnes Jaoui !) ; C'est d'ailleurs sur la double compile de cette même maison de disque, dénicheuse de nouveaux talents, que nous l'avions découvert il y a quelques mois. Décembre en été, son premier album, est sorti la rentrée dernière et c'est en pleine préparation de tournée, avant son passage à la Cigale le 9 mars, que nous l'avons vu en live en début de semaine au cours de l'enregistrement d'une Trabendo Session (émission live d'Europe 2 TV, chaîne de la TNT).

 

J'avais déja entraperçu son clip et entendu son Indéscision sur radio Néo (95.2, on ne vous le dira jamais assez !), Alex ne connaissait pas, c'est donc par curiosité que j'ai répondu à un mail d'invit pour ce mini concert au Trabendo, salle introuvable au fond du parc de la Villette. Nous étions une centaine d'invités, calmes, prêts à braver le froid de la soirée pour retrouver ce jeune chanteur de 29 ans, tout droit débarqué de Bretagne mais ayant déjà roulé pas mal sa bosse sur les routes de France. 

 

On est un peu surpris, tout d'abord, par sa personne ; petit, chauve, trapu et costaud ; Sans juger sur son physique, ce n'est pas l'image habituelle qu'on a des récents arrivants de la nouvelle scène française. Toujours pour nous surprendre, Da Silva se révèle réservé, peut-être timide, en tout cas, ému. Il chante son album, nous entrons de suite dans son univers, mais pas trop dans sa bulle. On pense à Miossec en plus calme, Louise Attaque en moins "folklorique", guitare à la main, sa voix est tout en souffle et ses paroles pleines de métaphores. Ne connaissant pas l'album, on a parfois eut du mal à saisir tous les textes, certains nous ont cependant parus un peu faciles et trop imagés. Les saisons, la mer, nous, couchés dans l'herbe, blottis au chaud,  l'amour, la fête foraine, toi qui m'aimes bien, moi qui t'aime, toi qui ne m'aime plus... on tourne un peu en rond, mais bon. La musique, surtout lorsqu'elle se fait plus entraînante, rattrape assez le tout. De plus, sa douceur et sa sincérité nous charme même si sa présence est encore trop hésitante ; Da Silva a encore besoin de trouver un peu plus de confiance et de charisme.

 

 Nous avons globalement passé un bon "mini" concert (d'environ une heure) et si j'ai bien accroché sur quelques chansons, je pense que j'aurais été plus convaincu par l'écoute de l'album, en  enregistrement studio. Malgré son manque de maturité dans ses textes et sur scène, je pense que Da Silva mérite néanmoins de se faire une place sur le marché de la chanson française, peut-être plus encore avec la légitimation d'un second opus.

 

Date de diffusion de l'émission Trabendo Sessions avec Da Silva encore non déterminée

Par Greg - Publié dans : Musique
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 12:31


Rescapée de la première promotion de la Star Academy, Olivia Ruiz a vite fui les lumières d'éphémères plans marketing pour ados panurgesques et a pris son temps pour trouver son style et convaincre les artistes qu'elle aimait de travailler avec elle. Parmi eux, Juliette, Néry et Philippe Prohom ont écrit des chansons de son premier album J'aime pas l'amour qui marquait par son ton inhabituel et qui s'aventurait hors des sentiers battus et de la facilité.

Et il y a quelques mois, forte du succès de J'aime pas l'amour et d'une première nomination aux Victoires de la musique 2005 dans la catégorie "Groupe ou artiste révélation scène", et après des mois de tournée dans la France, Olivia Ruiz nous est revenue avec La Femme Chocolat. Encore plus vrai que l'opus précédent, ce deuxième album confirme le talent de ce petit bout de femme à l'énergie débordante, chouchoutée par Radio Néo (95.2 à Paris uniquement :-( ). Une nouvelle fois bien entourée, on trouve derrière les chansons de cet album : Christophe Mali (Tryo), Christian Olivier (Les Têtes Raides), Mathias Malzieu(Dionysos) qui coréalise l'album et Alain Cluzeau en tant que réalisateur, lui-même associé à Bénabar et Thomas Fersen. Juliette plus discrète est néanmoins toujours présente... On pourra dire qu'Olivia Ruiz aura réussi à réunir une sacrée équipe.

Ce n'est heureusement pas son seul talent puisque cet album, réalisé dans l'intimité de sa famille, nous propose également des morceaux totalement écrits par Olivia sans qu'elle ait à pâlir devant les autres. Et puis il y a sa voix, qu'elle sait changer, de gouailleuse à femme fatale, en passant par l'endiablée du rock'n roll.

Alors au menu, de très très beaux morceaux qui alternent les styles sans donner dans la cacophonie. On y trouve des chansons néo-réalistes, de vrais petits bijoux comme La petite voleuse et Vitrier et d'autres inspirées de l'Espagne dont sa famille est originaire (Quijote, sorte de rock ibérique et La Molinera-cachée, un flamenco). Aucun style de musique ne semble pouvoir lui résister et quand elle chante I need a child, du rock tout anglais, on ne peut être que séduit.

Reste que cet album est aussi plus personnel et dans les chansons qu'elle signe, elle évoque sa vie et sa famille: un père musicien de bal dans le Cabaret Blanc, une enfance dans le café de ses parents dans J'traîne les pieds, ou les secrets de familles dans Non-dits. L'album est, à l'arrivée, un concentré de joie et de rage de vivre, de nostalgie et d'énergie, un cocktail qui ne laisse aucune place à l'ennui. Décidément je crois bien que je suis fan. En tout cas je suis certain qu'Olivia Ruiz a tout d'une future grande et... oh tiens, cette année elle est nominée aux Victoires 2006 dans la catégorie "Album chanson/variété", en compétition avec... Bénabar, Raphaël, Alain Souchon... rien que ça!

Néanmoins, pour qu'elle puisse accéder définitivement à mon panthéon, nous allons la soumettre à l'épreuve du feu, celle qui nous fait parfois perdre de nos illusions sur un artiste: le 18 février nous allons la voir en concert à Bordeaux (les concerts en province c'est tellement mieux!). Mais je suis absolument confiant pour elle!


Voir aussi l'article  "Olivia Ruiz en concert" >>>>>
Par Alex - Publié dans : Musique
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Jeudi 19 janvier 2006 4 19 /01 /Jan /2006 21:28
 
Voila plus d’un an que nous avions acheté nos places pour le 18 janvier 2006, c’était donc hier notre concert de Mylène Farmer à Bercy. Nous nous installons à nos places qui se trouvent assez proches de la fosse, sur le coté. La salle est bondée, la scène habituelle (principale) reproduit le décor d’un temple, fermé par une lourde porte métallique dorée ornée de personnages. Une autre scène centrale, en forme de croix allongée, atteint presque le fond de la salle de concert et nous fait face au milieu de la fosse. Pas de forêt renversée au plafond, ni de lune rousse comme l'indiquait la rumeur ! 20h45, un court métrage animé démarre sur un écran géant. Certains y voient une allégorie de la catastrophe d’Hiroshima ; personnellement, Alex et moi, restons assez dubitatifs et attendons surtout avec impatience, comme tout le reste du public, l’arrivée de Mylène. 21h15, après un court entracte, la salle s’éteint enfin. Attention, maintenant on vous dit tout...
 
 
Shutshutshut Shut up ! Les amplis ouvrent le début du concert par les premières notes énergiques de Peut-être toi. Mylène n’apparaît pas tout de suite. Une « capsule » transparente s’illumine alors du plafond de la salle, au niveau du milieu de la scène centrale. Les téléphones portables, visibles un peu partout dans la fosse par leur petit écran bleu, prennent en photo l'icône (nos photos du concert sont ratées, tant pis on attendra les officielles !).  Alors que la capsule descend, nous commençons à distinguer Mylène allongée à l’intérieur les yeux fermés et les cheveux courts faussement ébouriffés. Une fois à terre, des porteurs soulèvent le « sarcophage », dirons certains, une passerelle descend entre la scène centrale et la scène principale et Mylène y est emmenée. La capsule se relève ensuite à la verticale et la star ouvre les yeux comme après des années de cryogénisation. La chanson Peut-être toi que tout le monde attendait en ouverture tient pleinement ses promesses. Les tensions se relâchent, Bercy est debout et danse, Mylène, magnifiquement vêtue de broderies dorées et d’une cape frangée, sourit et joue avec le public, ce qu’elle n’arrêtera pas de faire durant tout le concert. Elle est lumineuse, jamais nous ne l’avions vu aussi heureuse et épanouie.
 
 
S’enchaînent ensuite quatre chansons sans chorégraphie dont XXL, Dans les rues de Londres, California et Porno Graphique. Mylène renoue avec son public et déambule en sillonnant la scène principale. Des danseurs espagnols assurent la transition pour permettre à la chanteuse de changer de tenue. Et c’est mutine, en chapeau haut de forme et robe aux allures de plumes d’autruche, qu’elle revient entonner Sans Contrefaçon, QI et C’est une belle journée. Pour la petite anecdote, sur QI, Mylène attrape une petite peluche Marsupilami et continue sa chorégraphie avec ; le public sourit, Mylène s’amuse et ramasse même discrètement un petit mot lancé par un fan qu’elle cache subrepticement dans son décolleté ! Mylène est à l’écoute de son public, elle le laisse chanter et demande à sentir sa présence. Malgré l’énormité du show, la connivence entre la star et son public est palpable à chaque instant.
 
 
 
Mylène démarre ensuite une série de chansons plus douces en faisant une arrivée aérienne remarquée sur un « lustre » géant qui nous survole et se pose sur la scène centrale, toute proche. Ange parle-moi, Redonne-moi, Rêver, L’autre, toutes sont sobrement interprétées en piano-voix. L’interprétation est parfaite, Mylène a peaufiné son apparence, elle porte des cuissardes et une veste-robe mauve impeccablement taillée, mais sa voix aussi est largement à la hauteur (ce qui n’a pas toujours été le cas en 96 et 99). La chanson L’autre est un grand moment durant lequel Mylène semble plus émue par ses paroles et très investie. Le public ressent cela et n’en est que plus à l’écoute. Désenchantée, toujours sur la scène centrale et face au public du fond de Bercy, rompt avec la langueur des morceaux précédents. Dans une version survoltée, qui reprend la chorégraphie de 1996, elle redonne au public une occasion de chanter en choeur et de rester debout durant plus d’une dizaine de minutes après plusieurs rappels.
 
 
Un autre décor et une autre ambiance reprennent sur la scène principale où Mylène apparaît cette fois tout de noir, nuisette en dentelle, mini short, petit haut et bottes simili cuir. Nobody Knows, Je t’aime mélancolie, L’amour n’est rien, nous replonge ainsi dans des chansons aux paroles plus subversives. Avec Déshabillez-moi, Mylène joue toujours plus de sa sensualité (comme ce fût le cas, mais différemment en 1989) et le public conquis en redemande, puis sans la présence de Seal, elle interprète avec son batteur,  Abraham Laboriel Jr, Les Mots. Le titre phare du dernier album, Fuck them all, marque alors la proche fin du concert. Tous les danseurs sont réunis sur scène, les hommes usent de machisme avec leur chemise noire déboutonnée, les femmes se font geishas aux manches démesurées. Mylène parcoure les deux scènes et retrouve une dernière fois tout son public. Elle quitte la scène principale, qui ne se rallume que pour une dernière chanson : Avant que l’ombre.
 
 
Sur ce titre, le final est éblouissant. Mylène en kimono rouge orangé se trouve derrière un fin « mur » d’eau qui projette son image en gros plan. Le rideau s’ouvre, elle s’avance devant son public. L’eau forme ensuite à plusieurs reprises le mot « passé » (en même temps que les paroles de la chanson) et la silhouette de la chanteuse par un procédé technique incroyable. Sur les dernières notes, Mylène quitte la scène en gravissant un escalier interminable où elle abandonne sa tenue pour n’être plus vêtue que d’une fine tenue dorés. Son ascension terminée, elle surplombe de profil son public alors que la porte se referme pour la laisser disparaître. Avant que l’ombre, je sais que j’ai, que nous avons tous aimé…


Autres articles :
 
Par Greg - Publié dans : Musique
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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /Déc /2005 13:05


Cela se passe dans les caves de l'Essaïon et durera jusqu'au 1er janvier 2006. C'est sous ces vieilles voutes de pierre, qu'elle apparaît, lèvres rouges et tout en blanc, à la manière d'un Pierrot à la fois fantasque et mélancolique. Pour le côté fantasque, nous pouvons déja jeter un coup d'oeil à sa biographie:
 
Je suis née le 7 avril 1909 en Chine
Mon papa est Esquimau
Ma maman est Sénégalaise
J'ai 3 frères et une soeur
Nous chantions à la maison tous en choeur
La Javanaise
J'ai longtemps vécu en Amérique
1 an
Je ne sais toujours pas parler l'anglais. L'américain pardon
Je suis vierge: j'ai réussi à le rester
J'ai traversé la Manche à pied
Et je sais tenir un balai sur le bout de mon nez
Je mange de la salade
Et ma meilleure amie la tortue mange de la mousse au chocolat
Nous aimons toutes les 2 faire un dîner au chandelles
Au bord de la Seine
Je bronze vite
Je chausse du 42
Je caresse les araignées. Je les trouve tellement belles
Si douces
Leur duvet est tendre (j'en ai 16 à la maison)
J'ai fait le saut à l'élastique
Sans élastique
C'était terrible
SUPER
Et je suis toujours là
J'ai des amis
Plein
Trop
Entre autres, Marie Fabry
La seule qui me dit
Sophie tu n'es pas folle
Et Philippe Maillard
Qui nous cherche la bagarre


Ce tour de chant est idéal pour tous ceux qui aiment l'absurde et la tendresse. On navigue entre l'un et l'autre au gré des chansons et de la voix incroyablement modulable de Sophie. On rit d'une idylle avortée entre un aveugle et une sourde dans un laboratoire dans lequel "Louis ne voit plus Claire/Et Claire a perdu Louis", des relations de couple de Monsieur et Madame et de la fatidique question "Mais il est où PoPaul?" (on vous laisse la surprise de la réponse). C'est vivant, joyeux et dynamisant, une bonne humeur purement et simplement contagieuse!

Et par moment, sans prévenir, le ton change, la gouaille et les effets de voix disparaissent, le piano se fait plus doux et l'accordéon plus lent. On pense un peu à Barbara mais c'est bien Sophie qui chante la mort, l'amour et la mer. Le contraste avec les chansons-bluettes n'en ai que plus grand. "Mes mains s'infectent/Mes mains infectes", l'univers de Sophie Térol est fait d'ombre et de lumière, d'éclats de rire et de tristesse. Magnifiquement accompagnée à l'accordéon, son piano comme un prolongement de ses bras, Sophie Térol entrouvre une brèche dans la grisaille de ce mois de décembre. Complètement braque mais aussi profondément humaine, elle mérite d'être applaudie.
 
***
Moi aussi, je suis sous le charme et je lui (re)fait une bise... virtuelle cette fois ! (Greg)


Extrait

L'Essaïon - site
6 rue Pierre au Lard 75004 Paris
M° Hôtel de Ville ou Rambuteau 
Par Alex - Publié dans : Musique
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