L'enfer pour acheter des places les premiers jours de leurs mises en vente
NB: Il est inutile d'essayer de nous vendre des places. Merci ;)
Madonna à Bercy, c'est toujours un évènement. A l'origine deux dates sont prévues, les 27 et 28 Août, et la mise en vente se fait à partir d'aujourd'hui 9 heures du matin. Tout est bien rodé certes, malgré les tarifs (de 70 euros en fosse à 180 euros en première catégorie...), les fans l'attendent et se lèvent donc tôt ce matin pour le départ du marathon, j'ai nommé la recherche de place désespérément.
A chacun sa technique; certains téméraires se déplacent directement en magasin, d'autres overbookés demandent qui peut leur prendre une place en promettant des compensations en échange (je ne veux pas en connaître la nature...!), enfin, les plus organisés et les moins patients se connectent dès 8h50 sur les sites de vente de places sur le net. Personnellement, je fais parti de la troisième espèce car cette technique avait bien porté ses fruits pour trouver de bonnes places pour le concert de Mylène Farmer en Janvier dernier. J'y étais donc, devant mon ordinateur, arrivé plus tôt au boulot pour l'occasion ! J'ouvre fnac.com, merde, ca marche pas, au bout de 10 minutes la page spectacle n'est toujours pas chargée... Tickenet, n'en parlons pas, une page de présentation me préviens que le site est saturé et inaccessible. De mieux en mieux... France Billet ? Comme la fnac, c'est long mais la page arrive.... Ahh !
Ohhhh.... Les 27 et 28 Août s'affichent, mais les deux dates sont temporairement indisponibles !!!! A 9h10 !!!! J'actualise, j'actualise, j'ouvre à tour de rôle mes 3 onglets, j'actualise, rien, rien ,rien !!! Je suis un peu sur les nerfs, je bosse entre trois actualisations. Vers 10h, nouvelle date le 30 Août mais à peine apparue, elle est déjà temporairement indisponible également ! Génial, je repars à ma petite séance d'ouverture d'onglets et d'actualisations. Ahhhhh, les tarifs s'affichent pour le 30/08, j'y suis presque, je selectionne un tarif intermédiaire, poursuivre, et rien, votre demande n'a pu aboutir.....! J'hallucine. Je continue mes tentatives pour retomber sur la même page en vain. Au bout de 15 minutes, il doit être environ 11 heures, je retombe sur les tarifs, redemande deux places, en première catégorie cette fois-ci (on mangera plus de conserves ce mois-ci...), mes numéros de places s'affichent, elles sont à l'autre bout de Bercy pour 180 euros !!!!!!!!!! Non, là ca va pas le faire, je veux bien que Londres soit une ville chère, que le Bottox soit en pleine inflation et qu'élever une fashion victim miniature coûte cher à la Madone, mais là je me retiens, y'a pas moyen de débourser 360 euros pour la regarder avec des jumelles et la confondre avec un rideau ou un boa....
J'abandonne mes places et pars manger, j'ai rien foutu de la matinée.... Je reviens à 14h, nouvelle date le 21/08, même topo.... je garde, au cas où, mes onglets dispos mais j'y crois plus trop, tant pis. En même temps je l'ai déja vu en 1992 pour le Girlie Show, c'est juste un peu dommage pour Alex qui n'aura pas l'occasion de voir comment elle chante faux en live... Je plaisante (à moitié) !!! Oui, pour le show, ca vaudra sûrement le coup. Enfin si vous aussi vous n'avez pas trouvé de place, pour 180 euros par personne vous pouvez encore voir Pauline Croze à l'Olympia le 08/06 (30 euros), Emilie Simon à l'Olympia le 19/09 (37,40 euros), Olivia Ruiz au Bataclan le 10/04 (25,30 euros), Vincent Delerm à la Cigale le 21/11 (29,70 euros), Anaïs à l'Olympia le 09/11 (29,15 euros) et Claire Diterzi à la Cité de la Musique le 29/04 (24,20 euros). Si ceux qui sont rares sont chers, les autres n'en sont pas moins à découvrir également. Vive les cheap shows !
Il y a quelque chose d'Emilie Simon chez Claire Diterzi ; une forte influence électro, une voix utilisée comme un instrument et des mélodies aériennes ; Il y a également de l'audace à mélanger chant lyrique et paroles libertines. Il y a surtout du talent et de la subtilité à nous plonger dans cet univers émotionnel enivrant aux sons limpides et refrains entêtants, que l'on ne peut s'empêcher de fredonner en boucle. Ca tombe bien, Boucle, c'est le titre du premier album solo de cette jeune femme de 35 ans qui n'a pas finit d'attirer les éloges.
Après des années d'appartenance à un groupe de rock alternatif et des collaborations artistiques avec la compagnie de danse Découflé, Claire Diterzi vole désormais de ses propres ailes et profite pleinement de cette liberté retrouvée. Elle joue de la guitare, compose ses morceaux, enregistre les choeurs et signe la plupart de ses paroles. Et même si sur cette dernière fonction le bas blesse souvent par trop de dépouillement, on n'en reste pas moins admiratifs devant tant de pluralité et de maîtrise sur sa musique. Claire Diterzi nous livre avec franchise un bel opus tiré par des titres phares tels que T.O.C., Infidèle et Je me souviens de la neige aux influences diverses et internationales; On pense tout à tour à l'Islande de Bjork, à l'Orient des Mille et une nuits et aux chanteuses de pop asiatiques à la voix suraiguë. On découvre également des thèmes et des situations rarement explicités par nos chansons francophones.
De par son expérience personnelle de femme combinée avec celle de chanteuse ayant pas mal roulé sa bosse, Claire se permet à présent de se dénuder et de s'affranchir des conventions. Et si les derniers titres sont un peu trop cacophoniques, on n'en oublie pas moins que la musique reste un espace de liberté et qu'un album est une de ses interprétations. Je ne suis peut être qu'au début de ce voyage pour en saisir la boucle, je vous y invite pourtant déjà...
Next Stops : le 3 Avril au Triptyque (Paris) et le 5 Avril 2006, à l'Européen complet (Paris)
Bientôt dans la radio
Avec Mylène Farmer et Olivia Ruiz, notre série de concerts de 2006 commençait très fort. C’est donc avec impatience et un peu d’appréhension que nous attendions celui de Thomas Fersen à l’Olympia, d’autant plus qu’il nous avait déjà ravis à la Cigale lors de sa précédente tournée. C’est sans compter sur son grand talent de scène et de réorchestration, que nous nous inquiétions, le grand Thomas était au rendez-vous et le public le lui a bien rendu.
20h30, Alex me demande quelle est la première partie (il y a deux ans c’était la pimpante Jeanne Cherhal, encore inconnue, qui ouvrait le bal), je lui réponds alors que j’ai lu sur un site internet que c’était un groupe inconnu, « les Red Legs ». Quelle surprise n’avons-nous donc pas eue en voyant le petit minois de Jeanne Cherhal débarqué, accompagnée de JP Nataf. De rouge vêtus, guitare à la main, il revisitent des classiques : Kate Bush, Souchon, Brel et quelques autres. Pleines d’humour, réactualisées et légèrement revisitées, ces chansons sont reprises et applaudies par le public qui partagent la connivence des deux artistes (et clairement amis). Après cette première partie bien sympathique par sa dérision et sa justesse, le tension remonte néanmoins car le grand rideau rouge reste impénétrable. 21h, il s’ouvre sur une scène voilée, Fersen démarre caché sur les premières notes de Hyacinthe. Le voile tombe sur un pavillon des fous (titre de son dernier album) recrée. Le chanteur et les musiciens portent complets noirs et chapeaux melons ; A mi chemin entre Orange Mécanique et un clip noir et blanc des années 70, l’ambiance s’installe tranquillement mais sûrement.
Au delà de la simple interprétation de ses titres, Thomas Fersen surprend par sa capacité à révéler ses morceaux sur scène. Les intro sont impeccables, la musique emplit la salle (comme la lumière qui donne un ton différent à chaque chanson) et les solos des musiciens sont impressionnants. Qu’ils soient nouveaux ou plus anciens, ses textes sont connus de tous et les tubes s’enchaînent. Dans le désordre : Deux pieds, La Chauve-souris, Le Chat botté, Monsieur, Zaza, Les Cravates, Bucéphale… Il y a forcément les incontournables et toutes les autres qui sont en passe de le devenir ; Le petit papillon de nuit au destin tragique, Pégase, en tête ! On retrouve les thèmes qui lui sont chers, les scènes de la vie courante et la vie des tronches qui en tiennent une couche, son animalerie est déplacée (chien, cheval, moustique, lion et son très bel Iguanodon) et son regard se pose toujours, tantôt avec tendresse tantôt plus virulent, sur un monde qui semble tourné un peu trop vite pour lui. Cependant, c’est avec talent, désinvolture et beaucoup d’écoute que celui que tout le monde appelle par son prénom, Thomas, réalise un nouveau succès unanime dans une salle où plusieurs nous ont déjà déçus (Juliette, on t’aime, mais la dernière fois ce n’était pas ça…). Aller voir un concert comme cela, c’est un peu retrouver une famille, ses nouvelles aventures et ses histoires que l’on entend à chaque fois, que l’on connaît par cœur et qu’on ne se lasse pourtant pas d’écouter !
Si vous ne connaissez pas encore cet artiste, vous n'allez pas tarder à en entendre parler. Da Silva est le nouveau chanteur protégé du label Tôt ou Tard (après Thomas Fersen, Vincent Delerm, Jeanne Cherhal et très prochainement Agnes Jaoui !) ; C'est d'ailleurs sur la double compile de cette même maison de disque, dénicheuse de nouveaux talents, que nous l'avions découvert il y a quelques mois. Décembre en été, son premier album, est sorti la rentrée dernière et c'est en pleine préparation de tournée, avant son passage à la Cigale le 9 mars, que nous l'avons vu en live en début de semaine au cours de l'enregistrement d'une Trabendo Session (émission live d'Europe 2 TV, chaîne de la TNT).
J'avais déja entraperçu son clip et entendu son Indéscision sur radio Néo (95.2, on ne vous le dira jamais assez !), Alex ne connaissait pas, c'est donc par curiosité que j'ai répondu à un mail d'invit pour ce mini concert au Trabendo, salle introuvable au fond du parc de la Villette. Nous étions une centaine d'invités, calmes, prêts à braver le froid de la soirée pour retrouver ce jeune chanteur de 29 ans, tout droit débarqué de Bretagne mais ayant déjà roulé pas mal sa bosse sur les routes de France.
On est un peu surpris, tout d'abord, par sa personne ; petit, chauve, trapu et costaud ; Sans juger sur son physique, ce n'est pas l'image habituelle qu'on a des récents arrivants de la nouvelle scène française. Toujours pour nous surprendre, Da Silva se révèle réservé, peut-être timide, en tout cas, ému. Il chante son album, nous entrons de suite dans son univers, mais pas trop dans sa bulle. On pense à Miossec en plus calme, Louise Attaque en moins "folklorique", guitare à la main, sa voix est tout en souffle et ses paroles pleines de métaphores. Ne connaissant pas l'album, on a parfois eut du mal à saisir tous les textes, certains nous ont cependant parus un peu faciles et trop imagés. Les saisons, la mer, nous, couchés dans l'herbe, blottis au chaud, l'amour, la fête foraine, toi qui m'aimes bien, moi qui t'aime, toi qui ne m'aime plus... on tourne un peu en rond, mais bon. La musique, surtout lorsqu'elle se fait plus entraînante, rattrape assez le tout. De plus, sa douceur et sa sincérité nous charme même si sa présence est encore trop hésitante ; Da Silva a encore besoin de trouver un peu plus de confiance et de charisme.
Nous avons globalement passé un bon "mini" concert (d'environ une heure) et si j'ai bien accroché sur quelques chansons, je pense que j'aurais été plus convaincu par l'écoute de l'album, en enregistrement studio. Malgré son manque de maturité dans ses textes et sur scène, je pense que Da Silva mérite néanmoins de se faire une place sur le marché de la chanson française, peut-être plus encore avec la légitimation d'un second opus.
Date de diffusion de l'émission Trabendo Sessions avec Da Silva encore non déterminée
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