Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /Jan /2006 17:07

Photo de famille : C'est officiel, voici les futurs candidats aux élections de 2007 !

 
L'histoire commence en l'an 30 de l'ère Pompoko...
Pom pom pom...
Les tanukis, sorte de mammifères omnivores, vivent paisiblement dans la forêt...
Pom pom pom....
Les méchants humains commencent à raser la forêt pour agrandir la ville...
Pom pom pom...
Les tanukis décident de maîtriser à nouveau l'art ancestrale de la métamorphose pour combattre l'envahisseur...
Pom pom pom...
Voilà l'histoire...
Pom pom pom...
C'est très bien, très mimi, très drôle la première demi-heure...
Pom pom pom...
Les 1h30 restantes semblent très très très longues...
Pom pom pom...
Interminables même...
Pom pom pom...
Pourtant le propos du film, très écologique, est louable...
Pom pom pom...
Mais dieu que c'est long...
Pom pom pom...
Je ne vous dis pas à quel point...
Pom pom pom...
Pourtant Shôkichi, Okiyo, Tamasaburô, Oroku Baba et  Tsurugame Oshyo sont très sympas...
Pom pom pom...
Mais je ne rêvais que d'une seule chose...
Pom pom pom...
Quitter la salle...
Par Alex - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 22 janvier 2006 7 22 /01 /Jan /2006 18:04
(Maison européenne de la photographie)


Bernard Faucon - "rétrospective 1976-1995"

"Le gâteau des rois" BERNARD FAUCON

En ce moment, à la MEP, une première exposition retrace l'intégralité du travail de photographe de Bernard Faucon. Cette rétrospective couvre la période 1976-1995, date à laquelle il décida lui-même de mettre fin à son travail. Cette exposition permet notamment de découvrir les différentes phases de son oeuvre: ses premiers portraits où son goût pour la mise en scène se fait déjà sentir  ; puis ses photos les plus connus qui mêlent vrais et faux enfants (sous les traits d'implacides mannequins). Il se dégage de cette période une certaine étrangeté qui provoque comme de l'inquiétude à voir ces enfants parfaits placés dans des situations fantasmagoriques. On pense aux enfants maléfiques du "village des damnés" ou à la marionnette dérangeante du clip de Mylène Farmer  "Sans contefaçon". Suivent des photos d'extérieurs et de chambres, très mises en scène, où juste la trace des enfants subsiste : vêtements éparpillés, dessins d'enfants sur les murs, ombres... Ce travail, qui porte essentiellement sur l'innocence et la pureté de l'enfant, provoque cependant le malaise devant la nudité des corps et ces "chambres d'amour". En effet, on ne peut s'empêcher de penser à l'évocation de désirs pédophiles bien que le message profond de ces photos n'aient rien qui aille dans ce sens. D'où le doute qui s'empare de nous devant tant de vigilance alors que ces photos ne montrent que des scènes d'insouciance. Enfin les mots finissent pas remplacer les enfants. L'artiste clôture son oeuvre et dresse le bilan de sa vie en photographiant de courtes phrases aux allures de proverbes qu'il insère dans des paysages de fin de voyage. Même si cette rétrospective prend souvent la forme d'un débat intellectuel, il n'en reste pas moins que l'on est touché par l'innovation, la précision et l'audace de ces photographies.


Raymon Depardon
PPP : Photographies de Personnalité Politiques

USA. Iowa. Le candidat républicain Richard NIXON
en campagne pour la présidentielle. Octobre 1968 

La deuxième exposition présente 91 clichés noir et blanc de personnages politiques prises au cours de ces trente-cinq dernières années par Raymond Depardon. Du Che Guevara à Nicolas Sarkosy, en passant par François Mitterand, Nelson Mandela ou le couple Kennedy, Raymond Depardon a silloné le monde et arpenté les coulisses du pouvoir. Tantôt prises sur le vif lors de la couverture d'un  sujet d'actualité, tantôt plus posées pour mieux révéler la personnalité de l'homme ou de la femme photographié (Raymond Barre seul de dos dans son bureau), ces portraits permettent toujours de capter un petit peu de la véritable identité de ces personnages publics qui ne donnent pas fréquemment l'impression de se montrer tels qu'ils sont. A côté de ces clichés, de petits textes, signés par Depardon, complètent la vision du spectateur en nous livrant l'avis très personnel du photographe sur la photo elle-même, sur l'atmosphère du moment et sur son sentiment concernant la séance de prise.


Maison européenne de la photographie  jusqu'au 5 Mars 2006
5-7 rue de Fourcy 75004 Paris
www.mep-fr.org
M° Pont Marie ou Saint Paul
Par Alex & Greg - Publié dans : --Paris Expositions
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 21:38
Au Petit Palais des Glaces

Il y a du Sylvie Joly chez cette nana-là, dans l'énergie qu'elle déploie à arpenter la scène d'un bout à l'autre et à incarner différents personnages. Mais laissons tomber là toute ressemblance avec d'autres, tant Stéphanie Bataille mérite de se faire un nom, un grand, dans le domaine du one-woman show.

Dans ce spectacle, Stéphanie Bataille, trentenaire, nous parle de son faible pour les quinquas, mariés bien entendu et qui vous promettent tous les jours un divorce pour le lendemain. Le temps d'un spectacle, elle se fait l'avocate des maîtresses et procureur en plein réquisitoire contre les hommes qui en prennent pour leur grade. "Mouaifff..."me direz-vous. Encore une pièce pseudo-féministe sur les affres de la vie d'une femme en quête du prince charmant forcément introuvable. Pas seulement, vous répondrais-je. Car elles les aime ces hommes, ces lâches qui l'abandonnent systématiquement après l'avoir réutiliser pour reconsolider leur coupleà la dérive. On ne peut pas en dire autant pour ses copines qu'elle fustige, pour sa famille qu'elle fuit pour les fêtes de fin d'année ou pour sa tante collet-monté et conservatrice.

Le spectacle commence en douceur. Au début, on sourit plus qu'on ne rit sans pour autant s'ennuyer. C'est le temps qu'il faut au public pour se laisser domestiquer par cette "grande gueule" à l'énergie débordante et à celle-ci pour se chauffer. Car ce one-woman show est construit sur une impressionnante montée en puissance qui finit par laisser hilare. Des moments cultes qui valent le détour juste pour eux-mêmes : une cauchemardesque séance d'épilation (qui suit une trop longue période de jachère...) dans une institut de beauté, un enfer sans nom au cours d'une thalassothérapie qui la broie physiquement au lieu de la remettre d'aplomb, un casting malvenu sur le thème de la rupture alors qu'elle vient de se faire larguer....

On finit véritablement conquis par l'extrordinaire performance de Stéphanie Bataille. Véritablement drôle, capable de mimiques et postures improbables et tordantes (à prendre aux sens propre et figuré), attentive au moindre événement dans le public et cependant toujours à même de rebondir sur un texte très écrit, Stéphanie mérite amplement de gagner la bataille et de recevoir vos applaudissements.


LES HOMMES de et avec STEPHANIE BATAILLE
mise en scène : Roger Louret

PETIT PALAIS DES GLACES jusqu'au 25 février 2006
37, rue du Faubourd du Temple 75010 PARIS

M° République 
Par Alex - Publié dans : Théâtre
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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 18:21
Heath Ledger et Jake Gyllenhaal

Wyoming, été 1963. Histoire de se faire un peu d'argent, deux jeunes gens, Ennis del Mar et Jack Twist, se font embaucher pour garder les moutons d'un gros éleveurs dans les hauts pâturages de Brokeback Mountain. Ennis compte se marier avec Alma au mois de novembre et Jack a la tête remplie de rêves de rodéo. Dans la solitude de la montagne, ils vont se découvrir, devenir complice et s'aimer totalement comme l'on aime qu'une fois dans sa vie. L'été terminé, ils repartiront chacun de leurs côtés pour vivre leurs vies, fonder une famille et se plier aux règles d'une société complètement homophobe. Quatre années plus tard, ils se retrouvent, revivent leur amour et décideront de s'aimer régulièrement mais sporadiquement à l'abri de la montagne.

Tiré de la nouvelle éponyme d'Annie Proulx, le Brokeback Mountain d'Ang Lee s'offre quelques extrapolations par rapport à l'histoire originale. Les personnages secondaires (les femmes des deux cow boys notamment) sont plus développés et l'on voit ici ce qui n'est que suggéré dans le livre. Histoire poignante d'un amour qui ne peut pas se vivre au grand jour, BrokeBack Mountain dresse le portrait de deux hommes à qui la vie ne permettre pas de se réaliser. La caméra d'Ang Lee cadre au plus près des visages où se lisent les failles, les peurs et une insondable tristesse. Ennis ne fait rien pour changer les choses, empêtré dans une histoire familiale calamiteuse, terrorisé par l'idée de sortir du cadre de l'hétéronormalité, désespéré de ne pouvoir vivre pleinement son amour avec Jack. Ce dernier, lui, rêve d'une vie heureuse dans laquelle ils s'occuperaientt d'un ranch à deux. En attendant un signe d'Ennis, il joue la comédie de la famille auprès d'une business-woman glaciale... Le signe ne viendra jamais. Pendant vingt années ils se retrouveront dans la montagne, quelques fois par ans seulement. Vingt années au bout desquelles ils n'auront eu que Brokeback Mountain comme décor de leur amour, comme souvenir.

Ce film est terriblement poignant, sans pathos aucun. Je passe volontairement sur le fait que ce film est le premier western gay grand public du cinéma, car ce cadre là n'offre qu'un contexte à une tragique histoire beaucoup plus universelle : comment vivre le plus grand amour qui soit quand, tout autour de vous, tout vous l'interdit ? Je ne vous raconte pas la fin de ce film aux images magnifiques, il vous revient d'aller le voir car au-delà des mots, certaines choses ne peuvent être dites mais seulement ressenties. Et il y en a beaucoup dans Brokeback Mountain...
 
Par Alex - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 19 janvier 2006 4 19 /01 /Jan /2006 21:28
 
Voila plus d’un an que nous avions acheté nos places pour le 18 janvier 2006, c’était donc hier notre concert de Mylène Farmer à Bercy. Nous nous installons à nos places qui se trouvent assez proches de la fosse, sur le coté. La salle est bondée, la scène habituelle (principale) reproduit le décor d’un temple, fermé par une lourde porte métallique dorée ornée de personnages. Une autre scène centrale, en forme de croix allongée, atteint presque le fond de la salle de concert et nous fait face au milieu de la fosse. Pas de forêt renversée au plafond, ni de lune rousse comme l'indiquait la rumeur ! 20h45, un court métrage animé démarre sur un écran géant. Certains y voient une allégorie de la catastrophe d’Hiroshima ; personnellement, Alex et moi, restons assez dubitatifs et attendons surtout avec impatience, comme tout le reste du public, l’arrivée de Mylène. 21h15, après un court entracte, la salle s’éteint enfin. Attention, maintenant on vous dit tout...
 
 
Shutshutshut Shut up ! Les amplis ouvrent le début du concert par les premières notes énergiques de Peut-être toi. Mylène n’apparaît pas tout de suite. Une « capsule » transparente s’illumine alors du plafond de la salle, au niveau du milieu de la scène centrale. Les téléphones portables, visibles un peu partout dans la fosse par leur petit écran bleu, prennent en photo l'icône (nos photos du concert sont ratées, tant pis on attendra les officielles !).  Alors que la capsule descend, nous commençons à distinguer Mylène allongée à l’intérieur les yeux fermés et les cheveux courts faussement ébouriffés. Une fois à terre, des porteurs soulèvent le « sarcophage », dirons certains, une passerelle descend entre la scène centrale et la scène principale et Mylène y est emmenée. La capsule se relève ensuite à la verticale et la star ouvre les yeux comme après des années de cryogénisation. La chanson Peut-être toi que tout le monde attendait en ouverture tient pleinement ses promesses. Les tensions se relâchent, Bercy est debout et danse, Mylène, magnifiquement vêtue de broderies dorées et d’une cape frangée, sourit et joue avec le public, ce qu’elle n’arrêtera pas de faire durant tout le concert. Elle est lumineuse, jamais nous ne l’avions vu aussi heureuse et épanouie.
 
 
S’enchaînent ensuite quatre chansons sans chorégraphie dont XXL, Dans les rues de Londres, California et Porno Graphique. Mylène renoue avec son public et déambule en sillonnant la scène principale. Des danseurs espagnols assurent la transition pour permettre à la chanteuse de changer de tenue. Et c’est mutine, en chapeau haut de forme et robe aux allures de plumes d’autruche, qu’elle revient entonner Sans Contrefaçon, QI et C’est une belle journée. Pour la petite anecdote, sur QI, Mylène attrape une petite peluche Marsupilami et continue sa chorégraphie avec ; le public sourit, Mylène s’amuse et ramasse même discrètement un petit mot lancé par un fan qu’elle cache subrepticement dans son décolleté ! Mylène est à l’écoute de son public, elle le laisse chanter et demande à sentir sa présence. Malgré l’énormité du show, la connivence entre la star et son public est palpable à chaque instant.
 
 
 
Mylène démarre ensuite une série de chansons plus douces en faisant une arrivée aérienne remarquée sur un « lustre » géant qui nous survole et se pose sur la scène centrale, toute proche. Ange parle-moi, Redonne-moi, Rêver, L’autre, toutes sont sobrement interprétées en piano-voix. L’interprétation est parfaite, Mylène a peaufiné son apparence, elle porte des cuissardes et une veste-robe mauve impeccablement taillée, mais sa voix aussi est largement à la hauteur (ce qui n’a pas toujours été le cas en 96 et 99). La chanson L’autre est un grand moment durant lequel Mylène semble plus émue par ses paroles et très investie. Le public ressent cela et n’en est que plus à l’écoute. Désenchantée, toujours sur la scène centrale et face au public du fond de Bercy, rompt avec la langueur des morceaux précédents. Dans une version survoltée, qui reprend la chorégraphie de 1996, elle redonne au public une occasion de chanter en choeur et de rester debout durant plus d’une dizaine de minutes après plusieurs rappels.
 
 
Un autre décor et une autre ambiance reprennent sur la scène principale où Mylène apparaît cette fois tout de noir, nuisette en dentelle, mini short, petit haut et bottes simili cuir. Nobody Knows, Je t’aime mélancolie, L’amour n’est rien, nous replonge ainsi dans des chansons aux paroles plus subversives. Avec Déshabillez-moi, Mylène joue toujours plus de sa sensualité (comme ce fût le cas, mais différemment en 1989) et le public conquis en redemande, puis sans la présence de Seal, elle interprète avec son batteur,  Abraham Laboriel Jr, Les Mots. Le titre phare du dernier album, Fuck them all, marque alors la proche fin du concert. Tous les danseurs sont réunis sur scène, les hommes usent de machisme avec leur chemise noire déboutonnée, les femmes se font geishas aux manches démesurées. Mylène parcoure les deux scènes et retrouve une dernière fois tout son public. Elle quitte la scène principale, qui ne se rallume que pour une dernière chanson : Avant que l’ombre.
 
 
Sur ce titre, le final est éblouissant. Mylène en kimono rouge orangé se trouve derrière un fin « mur » d’eau qui projette son image en gros plan. Le rideau s’ouvre, elle s’avance devant son public. L’eau forme ensuite à plusieurs reprises le mot « passé » (en même temps que les paroles de la chanson) et la silhouette de la chanteuse par un procédé technique incroyable. Sur les dernières notes, Mylène quitte la scène en gravissant un escalier interminable où elle abandonne sa tenue pour n’être plus vêtue que d’une fine tenue dorés. Son ascension terminée, elle surplombe de profil son public alors que la porte se referme pour la laisser disparaître. Avant que l’ombre, je sais que j’ai, que nous avons tous aimé…


Autres articles :
 
Par Greg - Publié dans : Musique
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 17:40

Cela fait deux semaines que cette carte apparait sur notre blog, plus bas dans la colonne de droite. Pour ceux qui ne l'auraient pas vue (ou comprise !), elle repère nos lecteurs à travers le monde.

 

Nous vous remercions tous et toutes : Toi, perdu dans le Pacifique, qui prend des nouvelles du genre humain ; Toi, au milieu de l'Australie, qui s'informe sur notre capitale bien lointaine (tu as un bien joli pays où j'emmenerai mon coco) ; Vous, les américains, qu'on aime bien (en espérant que vous n'avez pas voté Bush et que vous récompenserez Brokeback Mountain aux oscars), à tous autres et sans oublier, les plus nombreux, tous nos amis européens ; en priorité,  Myriam et Franck en Hollande, on essaiera de venir bientot, Sophie en Italie, tu te lève pas toujours du bon pied mais on t'aime quand même ! et enfin last but not least, bise virtuelle à nos lecteurs français, chaques jours plus nombreux à revisitez nos expos, restos et tranches de vie : Ingrid, Delphine, Mathieu, Gilles, Fanny (qui en profite pour prendre des nouvelles de son frère, moi !), Alex's sister, Emilie (profites bien du soleil du Languedoc !), Marie (j'espère que tu sais à quel point, tu comptes pour moi...), Olivier et son petit ErVin (lol), lapin (anonyme par vocation !), notre charmante amie canine Carpette, Djeb, Caro,  Jean-Yves (merci pour tes gentils commentaires), aux deux complices de Les toiles roses, au blog TV News etc... j'en oublie sûrement.... désolé !   MERCI A TOUS

 

Par Greg - Publié dans : Journal de Bord
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 09:25

Et voilà, nous y sommes! Aujourd'hui c'est le grand jour! Alors pour le fêter, nous irons applaudir Mylène Farmer ce soir, à Bercy ; nous sabrerons le champagne et nous irons faire la fête. Mais qu'est-ce qu'il se passe-t-il me demanderez vous? C'est très simple, aujourd'hui nous fêtons nos
4 ans
Par Alex & Greg - Publié dans : Journal de Bord
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 16:35
L'affrontement du bien est du mal est l'un des thèmes centraux de l'oeuvre d'Alfred Hitchcock. Mais le traitement qu'il aura fait de ce sujet évite souvent le manichéisme tant la frontière qui sépare le bon du mauvais est flou dans ses films. Il arrive assez souvent que le personnage qui incarne le Mal soit si séduisant ou charismatique qu'il est presque impossible de le détester tandis que de l'autre côté, il arrive souvent que le Bien se salisse les mains pour triompher.

L'un des aspects du traitement du Mal chez Hitchcock qui m'intéresse le plus aujourd'hui est sa fréquente bicéphalité. Si la filmographie du maître est parsemée de diables solitaires (Bruno Anthony dans Stangers on a train - L'inconnu du Nord-Express ou l'oncle Charlie dans The Shadow of a doubt - L'Ombre d'un doute) Il arrive régulièrement que le Mal ait un double visage.

Deux films me viennent à l'esprit et pour lesquels je suis assez étonné de n'avoir jamais rien lu sur les rapprochements que l'on peut faire entre eux. Il s'agit de The Man who knew too much - L'Homme qui en savait trop dans sa deuxième version (1956) et de Family Plot - Complot de Famille dans lesquels deux couples s'affrontent à mort et où l'on parle d'enlèvements. Dans ces deux films, le Mal est représenté par un couple aux visées terroristes ou crapuleuses, prêts à tout pour atteindre leur but. Ce sont un peu les Bonnie and Clyde d'Alfred Hitchcock.

Mr and Mrs Drayton
The Man who knew too much

Fran et Arthur
Family Plot

Les deux membres de ces couples maléfiques ne sont jamais véritablement égaux. Comme dans tout couple normal, ils sont différents, parfois en désaccord - Family Plot, notamment réserve quelques scènes de ménage dont une notable autour de la question : qui va vidanger les WC chimiques? Ces couples-là ont cependant une particularité : ils sont fondés sur des rapports de forces.


Philip et Shaw
Rope

 
Il se trouve en effet très souvent que ces couples soient déséquilibrés, qu'il y ait un suiveur et un meneur, un qui agit et l'autre qui subit, par amour et par peur. L'élément "faible" est systématiquement celui qui mènera le couple à sa perte car incapable d'aller jusqu'au bout, écrasé par le poids de la culpabilité. D'un côté, nous avons celui qui assume pleinement, qui est prêt à commettre le pire et de l'autre celui qui cherche la rédemption, dévoré par les remords. Le couple est alors la représentation de la dualité de l'homme quand il commet le mal. L'un regarde en avant tandis que l'autre regarde en arrière, l'un commet et l'autre tente de réparer. Le couple extrême se situe dans Psycho - Psychose dans la personne de Norman Bates qui doit partager sa propre personnalité avec l'autre membre de son couple: sa mère.


Norman Bates
Psychose


Ceci me conduit tout naturellement à ce qui m'intéresse le plus dans ces couples maléfiques. A savoir: la représentation du couple chez Alfred Hitchcock. Celui-ci a toujours du batailler contre la censure et trouver les moyens de la détourner. Le couple maléfique lui aura permis d'illustrer directement ou symboliquement les différentes formes que peuvent prendre le couple lorsqu'il ne rentre pas dans un schéma hétéronormé classique. Le plus connu de ces couples chez les gays est celui de Philip et Shaw, les deux homosexuels meurtriers de Rope - La Corde. Même s'il n'est pas le seul couple homo de la filmographie d'Hitchcock, celui-ci est le plus visible et il n'est pas besoin d'une grille de décodage pour le repérer. Pour ce film, Hitchcock a du se battre avec la censure de l'époque (le tristement célèbre code Hayes) pour imposer ce couple d'hommes. Je crois qu'il y tenait car c'était  un moyen d'explorer la dualité bien-mal de l'être sans inclure d'éléments féminins qui auraient pu déplacer le sujet sur l'opposition de hommes et de la femme (autre thème ô combien cher à Hitchcock). L'aboutissement de ce couple sera le tandem Bruno-Guy de Stangers on a train / L'inconnu du Nord-Express.

Quand on regarde de près certains films d'Hitchcock et pour comprendre ce qui, dans sa filmographie, va conduire au personnage de Norman Bates, il est intéressant de se pencher sur un autre type de couple : celui composé du fils et de la mère.


Alex et sa mère
Notorious

La mère occupe une place prépondérante et rarement glorieuse chez Hitchcock (l'unique exception qui me vienne à l'esprit est la mère de Charlotte dans The Shadow of a doubt - L'Ombre d'un doute). Souvent possessives, les mères hitchcockiennes entretiennent des relations troubles avec leurs enfants, pour ne pas dire incestueuses (ce qui est clairement le cas dans Psycho-Psychose). Un film me revient en particulier : Notorious - Les Enchaînés dans lequel le mal s'incarne dans un homme et sa mère, qui porte la culotte et dont l'attitude laisse penser qu'elle se considère comme l'unique épouse légitime de son fils.

Par Alex - Publié dans : Dossier Alfred Hitchcock
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Dimanche 15 janvier 2006 7 15 /01 /Jan /2006 18:40
Plage de Nice





Le Vieux Nice




Cathédrale russe Saint-Nicolas




Cimiez

Musée Matisse


--§--
Ruines Gallo-romaines


--§--
Monastère franciscain et son jardin






Par Alex - Publié dans : En Voyage
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Mardi 10 janvier 2006 2 10 /01 /Jan /2006 17:03

 

Oh, les belles météorites !... Ah non, qu'on est débiles... c'est de la neige !

 

Tout commence mal... (pour paraphraser l'auteur des Aventures des orphelins Baudelaire, qui ont été également adaptées, mais elles, brillament au cinéma), la malédiction de Narnia on n'y a malheureusement pas échappé !

 

De même que pour la quatrième adaptation de notre magicien poudlaresque préféré, j'ai nommé Harry Potter (pour ceux qui hibernent depuis 10 ans) ; Noël a été une période propice à une vague de sortie cinématographique infantile ; Gnark Gnark en fait partie... mais la comparaison s'arrête là !

 

Alors que notre binoclard quidditchesque adoré évolue depuis des années avec ses lecteurs en culottes courtes et tend à les effrayer de plus en plus en même temps que sa poussée d'acné, Ranania s'apparente plus aux téléfilms d'M6, version réveillon de fête, avec animaux parlants et morale à la Disney (normal, c'est Disney...).  Alors avec Alex, on a pris le parti d'en rire puisqu'il n'y avait plus que ca à faire pour tous les spectateurs de plus de 8 ans dans la salle.

 

On aurait pu s'en douter pourtant, en prêtant attention à quelques signes ;  le film ne passait plus qu'en après-midi dans la moitié des ciné, personne ne voulait nous accompagner dans notre déchéance (Marie prononçe "Gnark Gnark" comme un chat s'étrangle avec une boule de poils), on repousse de plus en plus notre affliction en annulant, au fur et à mesure des jours, notre décision d'aller retrouver ce monde infantilisant,  dans la salle, j'en arrive même à m'asseoir quatre rangs derrière Alex en pensant qu'il est aux toilettes ; c'était mal parti ! On a eu du bol qu'une météorite se soit pas écrasée entre nous deux...

 

Alors oui, la marmotte en côte de maille est crédible ; Oui, 2 rois et 2 reines c'est une bonne idée ; Oui, c'est logique que  le petit brun, qui vend ses frères et soeurs pour des friandises, se fasse appeler "le juste" à la fin ; Oui, c'est normal qu'il n'y ai pas de morts du coté des gentils parce qu'ils réssuscitent tous ; oui c'est beau, magique, on ne voit pas le temps passé et on sort transporté de bonheur de la salle de ciné et OUI, je ne fais que dire l'inverse de ce que je pense ! Narnia sera au mieux une heure d'ennuis et une heure de rigolade pour toute la famille Noel prochain sur TF1 ;  au pire, deux heures de supplice. Désolé pour ceux que je n'ai pas prévenu à temps...

 

Par Greg - Publié dans : Cinéma
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