Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 11:03

Avec Amélie Nothomb, c'est un peu la bonne pioche une année sur deux et s'il arrive que certains de ces livres ne me plaisent pas du tout, tel Acide Sulfurique l'an dernier, d'autres mériteraient, à mes yeux, de passer à la postérité comme Hygiène de l'Assassin, Attentat, Métahpysique des tubes ou Biographie de la faim.

Alors que dire de ce Journal d'Hirondelle?

Tout d'abord que c'est bien écrit. Comme d'habitude Amélie Nothomb sait bien tourner ces phrases, ça pétille et son sens de la formule tombe cette fois-ci toujours a propos. Le Journal d'Hirondelle est plein de petites phrases que l'on a envie de noter pour les retenir tellement elles sonnent vraies.

Je placerais volontiers Journal d'Hirondelle entre l'excellent Hygiène... et et le passable Cosmétique de l'ennemi, non pas au sujet de la qualité du récit que des thèmes développés qui comptent parmi les plus chers à Amélie Nothomb. C'est en gros l'histoire d'un homme qui suite à une rupture amoureuse sombre dans un coma sentimental et sensoriel et qui se fait engager comme tueur à gage sous le faux nom d'Urbain. Ce personnage, qui est aussi le narrateur, est légèrement différent de ceux jusque là créés par notre chère Amélie et - sauf erreur de ma part - c'est la première fois que nous nous retrouvons à ce point dans la tête d'un caractère masculin et bisexuel chez Nothomb. Journal d'Hirondelle donne l'impression d'être dans un aquarium et l'auteur parvient très bien à faire ressentir la frontière qu'il y a entre cet individu et le monde extérieur. On y retrouve également tout l'intérêt de Nothomb pour les rapports à l'écriture et à la lecture.

On pourra reprocher à ce livre de ne pas vraiment nous surprendre. Une fois que l'on sait d'où vient le titre de ce roman, on peut quasiment prévoir comment il se finit. Mais cela ne gâche pas le plaisir de ce texte qui oscille entre une ironie mordante et une gravité désabusée. Ce coup de projecteur dans les tréfonds remués de l'âme d'un individu m'a d'ailleurs un peu rappeler certains livres de Patricia Highsmith où le plus important ne résidait pas dans l'intrigue mais dans la psychologie des personnages. Quoiqu'il en soit, Journal d'Hirondelle n'est peut-être pas le meilleur livre d'Amélie Nothomb mais il n'est certainement pas le plus mauvais et mérite le détour.


Par Alex - Publié dans : Livres
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 10:42
Par Alex & Greg - Publié dans : Musique
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 09:22

Introduction - Prokoviev - Cendrillon

Alexis HK - Coming out
Bless - Fais un voeu
Emilie Simon - Fleur de Saison
Dana International - Nosa'at le petra
ABBA - Summer Night City
Keren Ann - La Disparition
Jay-Jay Johanson - On the Radio
Mr President - Coco Jamboo

Interlude - morceau à l'identité totalement inconnue, si vous savez surtout n'hésitez pas!

Pauline Croze - Dans la chaleur des nuits de pleine lune
Katerine - Borderline
Mylène Farmer - Peut-être toi
Olivia Ruiz - J'traine des pieds
Fabien Martin - La vie morose
Madredeus - Alfama
Thomas Fersen - Pegaze
Olivia Ruiz - I need a child
Benabar - Bon Anniversaire
Robert - Mon amour
Katerine - 78.2008
Thomas Fersen - Hyacinthe
Keren Ann - L'Onde amère
Fabien Martin - Même si
Pauline Croze - Jeunesse affamée
Mylène Farmer - Dans les rues de Londres
Olivia Ruiz - Vitrier


Par Alex - Publié dans : News
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Vendredi 4 août 2006 5 04 /08 /Août /2006 12:10


"Le Grand Répertoire" est une sympathique expo qui se joue actuellement dans le décor grandiose du Grand Palais. Réunies sous la grande verrière, une centaine de machines de spectacle conçues par la compagnie Royal Deluxe s'offre aux visiteurs dans une ambiance décontractée et ludique. Elles sont toutes absolument inutiles telle la machine à casser les verres (150g) ou le mur de lampes (en photo). L'intérêt principal de cette exposition repose sur le détournement d'objets courants ou récupérés dans des usines en mécaniques absurdes et vaines (la catapule à oreillers).

Le déroulement de l'expo est lui aussi amusant, il n'y a pas de "sens de la visite" mais des groupes qui se forment ça et là autour d'un machiniste qui fait une démonstation. On voit ainsi les gens se déplacer en petits troupeaux derrière le démonstrateur en orange, on rejoint un groupe et on le quitte pour en rejoindre un autre. La qualité des intervenants est variable entre le très drôle, le très lourd ou la blasée de la vie.

Dans l'ensemble, j'ai été un peu déçu par l'exposition. Il faut dire que le cadre du Grand Palais me faisait rêver à des machines de Jules Verne et à L'Exposition Universelle. La réalité est plus modeste et l'on passe parfois beaucoup de temps à écouter des explications pour une machine pas vraiment époustoufflante et pour laquelle un panneau explicatif aurait largement été suffisant. Néanmoins certaines sont vraiment sympas comme la Machine à odeurs, la machine à applaudir, le canon à fausse neige...

En résumé, pas indispensable mais tout de même une bonne petite exposition "d'été" et un nouveau prétexte pour aller admirer la verrière du Grand Palais


Le Grand Répertoire  au Grand Palais
du 16 juillet au 13 août 2006 (ouvert jusqu'à 23h)
3, avenue du Général-Eisenhower
75008 Paris
Tél. : 01 44 13 17 30
Fax : 01 45 63 54 33
Métro : Champs-Elysée-Clémenceau
Par Alex - Publié dans : --Paris Expositions
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Jeudi 3 août 2006 4 03 /08 /Août /2006 09:45

Cindy Sherman a débuté sa carrière de photographe à New York au mileu des années 70 en imposant, dès ses premiers clichés, un style facilement identifiable qui ne cesse néanmoins d'évoluer au fil des années. Se mettant elle-même en scène au cours de longues séries d'autoportraits, elle nous livre d'abord fins des années 70 début 80, différentes visions de la femme en société.



Tantôt starlette hollywoodienne, femme d'intérieur, mannequin sur papier glacé ou modèle de tableaux classiques, Cindy Sherman s'inspire du monde qui l'entoure ; du cinéma, des médias et de la société de consommation ; afin, par la suite, de sublimer ou dénoncer, mais toujours avec humour et espièglerie, l'Amérique, ses fantasmes, ses références et ses contemporains. A travers son propre reflet déguisé, ce visage maquillé qu'elle expose maintenant depuis plus de 30 ans, cette artiste désormais reconnue dans le monde entier nous rappelle également, par sa dernière série de Clowns, que sa passion n'a d'autre but que de nous divertir ; un divertissement qui soulève pourtant de nombreuses interrogations et ne laisse pas indifférent son spectateur.

 


Le Musée du Jeu de Paume se consacre ainsi entièrement à l'exposition chronologique de ses oeuvres, mettant en valeur l'évolution de son travail et ses différents messages tant et si bien qu'à la sortie de la dernière salle, on a envie de revisiter les premières pour dissequer ce cheminement artistique personnel qui reste heureusement encore à suivre.

       

Musée du Jeu de Paume, jusqu'au 3 Septembre 2006

TLJ sauf lundi (nocturne le mardi)

1 place de la Concorde 75008 Paris

M° Concorde

 

Par Greg - Publié dans : --Paris Expositions
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 15:13

   

 1962  Au cours d'une séance photo marathon de douze heures, Bert Stern immortalise, dans le cadre confiné d'une chambre d'hôtel de Los Angeles, Marilyn Monroe sans maquillage et sans fausses pudeurs. Commandés par le magazine Vogue, ces clichés (plus de 2500 au total),  jugés trop dénudés, ne seront pourtant jamais publiés et resteront la propriété du photographe. Une autre séance plus glamour est prévue mais la mort de Marilyn interrompt ce dernier projet. Ces photographies constituent ainsi aujourd'hui les dernières et les plus touchantes images de la star.

 Tour à tour fragile, audacieuse, innocente, troublante, sincère, perdue, rêveuse ou sensuelle, Marilyn nous offre une autre vision de ce personnage que l'on a l'habitude de voir soit fardé à la sortie d'un avion soit masqué à la sortie d'un hôpital. Cette Marilyn ose jouer la spontanéité, enfile une robe noir, se cache sous les draps, boit sûrement un peu trop entre les prises pour se désinhiber et flirte sûrement autant avec l'objectif que le photographe ; qu'importe, elle n'en est que plus vraie et plus belle. Elle se met à nue sans retenue et pourtant ce n'est pas ce corps que nous voyons, mais l'aura qui s'en dégage et le mystère de ce regard qui a 36 ans ne nous livrera jamais plus aucun indice.

Cette année, à Paris, 59 photographies (seulement !) nous sont présentés. Un dernier coup d'oeil en arrière sur les trois ou quatre clichés que l'on préfère et qui marqueront désormais nos mémoires et l'on attend déja une prochaine série. De nouvelles facettes, de nouveaux visages, histoire de découvrir encore et toujours une autre part l'idole, histoire aussi de ne plus l'idolâtrer vraiment et de commencer à la considérer comme une femme et de s'en rapprocher le plus possible pour tenter de mieux  la comprendre.

 

Exposition Marilyn, la Dernière séance (jusqu'au 30 Octobre 2006)

 Musée Maillol : 61 rue de Grenelle 75007 PARIS   M° Rue du Bac   

TLJ sauf mardi de 11h à 18h

Par Greg - Publié dans : --Paris Expositions
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Lundi 24 juillet 2006 1 24 /07 /Juil /2006 20:13


C'est avec un mélange de curiosité et d'appréhension que je suis allé voir ce film au cinéma. De la curiosité car je trouvais le projet de ce film hardi sinon ardu et de l'appréhension car je trouvais un peu malvenu de faire une fiction, aussi proche soit-elle de la réalité, d'évènements qui nous sont encore bien gravés en mémoire. Alors évidemment on pense au travail d'historien qui n'a pas été accompli, au manque de recul et aussi aux familles des victimes qui doivent toujours vivre avec ce cauchemar dans leur têtes. A la sortie de la projection je n'ai d'ailleurs pas changé d'avis à ce sujet et je trouve que ce film sort beaucoup trop tôt et qu'on n'a pas vraiment laisser le temps effacer ou du moins estomper les événements du 11 septembre 2001. Il suffit de voir l'angoisse que l'on ressent à regarder ce film et dont on ne peut pas dire précisément si elle naît des qualités indéniables de Vol 93 où de l'idée puisse vraiment s'être déroulé ainsi dans la vraie vie. On peut donc dire que je suis dans le principe contre le sujet de ce film. Mais bon il va falloir s'y attendre, Vol 93 n'est probablement que le premier d'une série...

Néanmoins, je ne peux pas critiquer complètement ce film tant je l'ai trouvé excellent dans sa forme. Rarement j'ai vu au cinéma une telle sobriété et, fait que je trouve rare dans le cinéma américain, une telle objectivité. Au revoir le patriotisme habituel de la machine hollywoodienne, le propos du film est très neutre, presque clinique. Même si on nous rappelle, en fin de film, que Vol 93 a été fait en hommage aux victimes du 11 septembre, j'ai trouvé l'absence de parti pris, d'explications tout à fait frappante et qui fera de ce film un objet particulièrement intéressant à regarder dans 20 ou 30 ans. A noter également un petit détail que j'ai trouvé très hitchcockien et qui doit sérieusement concourir à la montée d'angoisse que l'on ressent au fur et à mesure que l'histoire se déroule: on ne voit jamais l'avion en vol, tout est filmé de l'intérieur de la cabine de l'avion. Les passagers et les spectateurs sont privés d'horizon, d'espoir. Dommage que cela serve un sujet encore si douloureusement d'actualité.

Par Alex - Publié dans : Cinéma
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Samedi 8 juillet 2006 6 08 /07 /Juil /2006 19:25


C'est une intéressante petite exposition qui se tient actuellement à la Galerie RX, jusqu'au 21 juillet. On peut y voir en effet une série de clichés montrent des personnes en train de s'embrasser elles-mêmes. A travers les photographies, David Puel et Thomas Libé livrent une réflexion sur le rapport amoureux que l'on peut avoir avec soi-même, sur l'autre que "je" suis  et sur la singularité de la forme réfléchie du verbe "s'embrasser". Les portraits présentés sont particulièrement beaux et il en est un ou deux que j'aurais bien voulu ramené chez moi. En tout cas, si cela vous dit ou si vous n'êtes pas très loin, n'hésitez pas à faire un tour à la Galerie RX. L'expo n'est pas grande mais vaut tout de même le détour


Entrée libre (du mardi au samedi 12h à 19h) - Galerie RX, 6 avenue Delcassé, 75008 Paris - Renseignements : 01.45.63.18.78

Par Alex - Publié dans : --Paris Expositions
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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /Juin /2006 11:24


De : Olivier Assayas, Frédéric Auburtin, Sylvain Chomet, Ethan Coen, Joel Coen, Wes Craven, Alfonso Cuaron, Gérard Depardieu, Christopher Doyle, Richard La Gravenese, Vicenzo Natali, Alexander Payne, Bruno Podalydès, Walter Salles, Oliver Schmitz, Nobuhiro Suwa, Tom tykwer, Gus Van Sant, Gurinder Chadha, Isabel Coixet, Daniela Thomas.


Avec: Fanny Ardant, Bob Hoskins (Pigalle); Julie Bataille, Steve Buscemi,Axel Kiener (Tuileries); Leïla Bekhti, Cyril Descours (Quais de Seine); Melchior Beslon, Natalie Portman (Faubourg Saint-Denis); Juliette Binoche, Martin Combes, Willem Dafoe, Hippolyte Girardot (Place des Victoires); Seydou Boro, Aïssa Maïga (Place des Fêtes); Sergio Castellitto, Miranda Richardson, Leonor Watling (Bastille); Gérard Depardieu, Ben Gazzara,Gena Rowlands (Quartier Latin); Lionel Dray,Maggie Gyllenhaal, Joana Preiss (Quartier des Enfants Rouges); Marianne Faithfull, Elias McConnell, Gaspard Ulliel (Le Marais); Olga Kurylenko, Elijah Wood (Quarter de la Madeleine); Margo Martindale (14ème arrondissement); Sara Martins, Nick Nolte, Ludivine Sagnier (Parc Monceau); Yolande Moreau, Pault Putner (Tour Eiffel); Catalina Sandino Moreno (Loin du 16e); Emily Mortimer, Alexander Payne, Rufus Sewell (Père-Lachaise); Florence Muller,Bruno Podalydès (Montmartre); Barbet Schroeder, Li Xin (Porte de Choisy).


Voila un film qui ravira très certainement les Parisiens et les amoureux de Paris. Succession de court-métrages plus ou moins réussis, Paris Je t'aime a le grand mérite de donner une vision de Paris éloignée des clichés habituels et qui rendent bien compte de la complexité de la capitale. Alors comme très souvent avec ce genre de projet collectif, le résultat final suscite un avis mitigé. Néanmoins dans l'ensemble j'ai quand même beaucoup apprécié et, même quand un court ne m'intéressait pas, j'étais tout de même à l'affût du détail et à rechercher dans le film les endroits que je connais. Petit panorama des courts-métrages:

Ceux que je n'aime pas: La plus grosse déception est attribué à.... Gus Van Sant pour son insipide et indigeste Le Marais, sans début ni fin et qui ne mène à rien. A la trappe donc, d'autant qu'on ne voit quasiment rien du marais... Porte de Choisy de Christopher Doyle ne m'a pas du tout séduit non plus en dépit de son côté absurde et son ton débridé; l'ambiance particulière du XIIème est bien loin.... Tuileries des frères Coen est également très décevant car assez caricatural et étrangement antipathique.

J'oublierai:  Parc Monceau d'Alfonso Cuaron qui m'a laissé plutôt indifférent malgré un dialogue très ingénueux et la jolie rencontre de Ludivigne Sagnier et Nick Nolte. De même Quartier de la Madeleine de Vincenzo Natali avec Elijah Wood ne m'a pas vraiment marqué tant il ressemblait à un exercice de style. Dommage car c'est le seul court qui traitait du côté gothique de Paris. Et la magnifique prestation de Maggie Gyllenhaal ne sauve pas le Quartier des Enfants Rouges (Olivier Assayas) de l'ennui.

C'était bien: Les courts étant de qualité très diverses, certains sortent vraiment du lot et éclipsent pas mal ceux précédemment cités. Pigalle de Richard LaGravenese offre une magnifique rencontre entre Fanny Ardant et Bob Hoskins en couple joueur et Gena Rowlands et Ben Gazzara se séparent avec complicité et ironie dans Quartier Latin de Gérard Depardieu et Frédéric Auburtin. Enfin on aurait pu s'attendre à un petit film d'horreur de la part de Wes Craven, mais le papa de Freddy nous donne à voir une petite chronique amoureuse dans les allées du Père-Lachaise. On notera également la douloureuse prestation de Juliette Binoche dans le poignant bien qu'imparfait Place des Victoires, et l'humour désabusé bien reconnaissable de Bruno Podalydès dans Montmartre.

C'était très bien: A Place des Fêtes, court très bien maîtrisé et qui est peut-être le seul à vértiblement montrer de vrais gens dans ce lieu à part de la capitale et dont le nom est une vraie preuve de l'ironie du sort. Bastille d'Isabel Coixet, tout en voix-off et retenue, est un concentré d'émotion et de réalisme sur les sentiments, sans pour autant verser  dans le sentimentalisme.

Les petits chef-d'oeuvre:
Loin du 16e de Walter Salles est un petit court à la fois dense et très simple. C'est l'histoire d'une jeune mère de banlieue, d'origine étrangère, qui fait le trajet en transport en commun, de chez elle au XVIème, où elle garde un bébé qui n'est pas le sien dans un appartement cossu de l'arrondissement doré de Paris. Très très juste.
Faubourg Saint-Denis de Tom Tykwer (Cours, Lola, cours! , Der Krieger und die Kaiserin, Heaven) est probablement le court qui dépeint le plus fidèlement un quartier de Paris.Ses allures de clips vidéos rendent particulièrement bien l'agitation du Xème arrondissement, du Faubourg Saint-Denis à la Gare de L'Est, en passant par le canal Saint-Martin. L'histoire est simple et bien tournée, idéale pour le court métrage et... que dire...? ELLE était là, merveilleuse et parfaite comme toujours... J'ai nommé Natalie Portman, radieuse, lumineuse, fraîche et juste. Un vrai bonheur!
Le film le plus juste revient à Alexander Payne (Sideways) pour 14ème arrondissement. Dans ce court, Margo Martindale est une touriste qui visite la capitale toute seule. Errance d'une âme en terre étrangère, partagée entre les joies de la découverte et les souvenirs qui refluent jusqu'au moment, magique, de la véritable rencontre avec Paris, sur un banc du parc Montsouris. Superbe.

Par Alex - Publié dans : Cinéma
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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 11:36


 Voila un film dont on n'attend qu'une seule chose: qu'il soit distrayant avec ce qu'il faut de suspense et d'action pour flipper un peu. Je me souviens avoir déjà vu plusieurs fois  l'original dont ce remake est tiré mais vu que je ne suis pas Mister Memory, je ne m'en rappelais pas et le confondait avec d'autres films. Donc on ne peut pas dire que ce Poséidon là souffrait à mes yeux de la comparaison. Contrairement à La Malédiction que j'espère avoir le temps d'aller voir bientôt.

Pour revenir à notre bateau à l'envers, la mission de Wolfgang Petersen est parfaitement remplie. On ne s'ennuie pas, c'est bien fait et on stresse quand même un peu. Bon évidemment le scénario est d'une banalité à faire pleurer et n'est pas vraiment surprenant, exception faite d'une scène dans une cage d'ascenseur où l'altruisme en prend un sacré coup.

Malgré cela le film se laisse très bien regarder pour qui n'en attend pas trop. Les images sont jolies - très belle ouverture autour du navire. La scène du retournement du navire par la vague géante est très bien faite et flippante et j'ai une  scène particulièrement réussie : celles ou les survivants, qui tentent d'échapper à la montée des eaux, se retrouvent coincés dans une gaine de ventilation (dans le jargon c'est une gaine HVAC).

Bref un bon moment, sans plus, mais vivement recommandé si vous voulez allez voir un film pas prenant un dimanche soir.
Par Alex - Publié dans : Cinéma
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